NOUVELLES: "A chaque fois que je respire"

"La dernière fois, elle est partie en catimini, une sortie très cruelle et sans fanfare, comme à son habitude. Mais cette fois, elle s’est mis en tête une idée saugrenue : le quitter avec élégance.
C’était compter sans le whisky.

Le sentiment évanoui est l’une des vingt nouvelles qui composent ce recueil où les failles se glissent partout : dans l’obscurité rouge d’un club échangiste, dans la vie étriquée d’un couple vieux depuis le début de son mariage, dans l’amour dont l’autre ne veut pas ou dans celui qu’on n’ose pas avouer, dans les battements de cœur d’une enfant entraînée par un inconnu au fond d’un fossé, dans le silence obstiné d’un petit garçon qui aime trop sa maman, dans l’esprit dérangé d’un collectionneur de papillons ou dans celui d’un sniper qui philosophe derrière son fusil à lunette…





lundi 18 mai 2009

Vous écrivez comment? Nue.

Un écrivain, c'est ça: ça se met tout nu dans sa tête et ça s'invente des habits.

"Textes et photographies", les Nus de Marianne, là-haut...

mercredi 18 février 2009

Parlez-moi anglais, je répondrai peut-être

Photographie de So-raya. Voir "Mes Liens" en bas, à droite






J'ai accepté la proposition la plus classique: on est dans un hôtel, dans le beau salon d'un bel hôtel, près d'une fenêtre, moi dans un fauteuil confortable, l'oeil irrésistiblement attiré par l'extérieur. Ce n'est pas qu'il m'ennuie, ce jeune homme, c'est que c'est inévitable: il va me poser des questions. Je perçois une forme sur ma gauche, quelqu'un va prendre des photos, et c'est plus fort que moi, je tourne légèrement tout le buste pour lui présenter mon dos. C'est enfantin, je sais bien qu'il ne va pas se laisser faire, mais je n'y peux rien: j'ai horreur qu'on me prenne en photo, d'autant que plus je vieillis, moins je suis photogénique, ce qui est diablement embêtant pour quelqu'un qui devient auteur à mon âge. Comme il a bien fallu que je propose une zone de mon corps un peu plus présentable, me voici de trois quart. Alors je secoue mes cheveux pour les faire tomber sur mes yeux, mais ma frange est trop courte. C'est assommant, des cheveux qui ne poussent pas.
Comment vous est venu l'écriture?
Poser des questions est très indiscret, mais y répondre l'est encore plus. C'est un aphorisme d'Oscar Wilde, mais je ne lui dis pas. Aujourd'hui, en plus d'être agacée, je suis butée. Alors je me tais. J'ai envie de sortir. Il fait un temps splendide, il faudrait flâner, filer dans les jardins du Louvre, sentir je ne sais quoi de léger, faire un saut dans la librairie anglaise, puis aller prendre un chocolat chaud. Je ne sais pas. L'écriture est très indépendante, vous savez. Il devrait se renfrogner mais il est bien élevé, il sourit. On me dit qu'on peut faire les photos en studio. Je réponds très vite que non, puisqu'on est tous là. Au moins, ici, je peux être absorbée par les gens qui passent, par le garçon qui m'apporte mon verre, je peux même ne penser qu'au moelleux du fauteuil et prendre les airs que je veux. Quand avez-vous commencé à écrire? Ce doit être un mystère très grand, sans doute, pour demander à tous les auteurs qu'on a sous la main de le dissiper. Vers dix ans, j'ai écrit ce que je croyais être de la poésie. Puis pendant vingt-cinq ans, j'ai appris à écrire. Je suis lente, que voulez-vous, et l'écriture ne se brusque pas, en tous les cas, pas la mienne qui est libre comme l'air. Il ne semble pas étonné, nous buvons une gorgée, il poursuit, je réponds, parfois à côté, parfois en mentant. J'ai envie de partir à la mer, je calcule que je peux être en Normandie ce soir, je suis pensive, il se dit que ce sont des manies d'écrivain et me pardonne mes absences. Du coup, je lui pardonne ses questions et je prends même des poses catastrophiques pour le photographe qui en a vu d'autres mais que j'espère très doué. Deux heures plus tard, tout est terminé. Ils vont garder des choses, pas d'autres, c'est comme je veux. Je fais oui, oui, et, enfin, je souris vraiment: je vais partir pour New York, il me faut un océan entre moi et tout cela, et une langue qui rend les réponses aux questions insistantes beaucoup moins compliquées.

mercredi 21 janvier 2009

Il ment, mais pas vraiment...?

Elle me rappelle, elle me le dit bien haut, de mieux regarder, de ne pas m'y fier: plus on y voit clair dans son jeu, plus il vous ment délicieusement, et on le suit, les yeux fermés, bien à plat sur la peau.

"Textes et Photographies", Les Nus de Marianne, en haut, à droite.

lundi 22 décembre 2008

La Muse au balcon

Elle prend le monde de loin et ne s'en émeut pas, obsédée qu'elle est par le bruit métallique des touches d'une vieille machine qui la nargue à se taire.

Rubrique "Textes et Photographies", en haut à droite, Les Nus de Marianne...

mercredi 10 décembre 2008

L'appel

Il suffit que les ondes s'érigent en mur, il suffit d'un départ inattendu... et l'on ne sait plus de quel sommeil elle dort.

Allez dans "Textes et Photographies", tout en haut...

vendredi 5 décembre 2008

D'un coup d'aile

C’est agaçant, c’est horripilant, et je ne peux rien y faire. De désarroi, je fixe mon stylo qui ne me dit rien, je ne jette même pas un œil à la page, je fourrage dans ma tête, certains y parviennent fort bien : à la fin, eurêka, ils jubilent. Moi, je bloque. Il faudrait faire le gros dos, ne pas s’en inquiéter, se souvenir qu’on l’aime libre, son imagination, libre et fantasque. La mienne est tout à fait indépendante : en ce moment, elle joue à cache-cache, et j’ai renoncé à lui courir après. Assise sur mon siège, j’attends, l’air de rien, mais je ne la leurre pas, et elle gambade je ne sais où.

Il y a peu, on s’est exclamé : « Mais où trouvez-vous donc toutes ces idées ? ». Là est bien le problème : je ne les trouve pas, c’est exactement l’inverse. Il y a longtemps, je pensais avoir mis le doigt sur la solution : je tendais des pièges musicaux à mon inspiration. Une mélodie, un état émotionnel, et hop ! je l’attrapais au lasso. Des années plus tard, je me suis rendu compte que je n’attrapais rien du tout, rien que la griserie des mots. Or, écrire, ce n’est pas céder à la tentation du joli mot – quand on se « lance » dans l’écriture, le pire est que l’on confond souvent « joli » et « compliqué », et l’on se gargarise d’un flot dont on ne comprend pas, encore, qu’il n’est pas de l’écriture.

Le décor, aujourd’hui, est beaucoup plus aride : je ne me raccroche à rien. C’est ennuyeux à dire, mais c’est ainsi : cela vient, ou cela ne vient pas.

Et d’en conclure que je n’ai pas d’imagination ?

C’est tout à fait, terriblement, vrai. Je n’en ai pas, c’est elle qui est. Et en ce moment, elle est où cela lui chante. J’en cafarderais de dépit si je n’avais un naturel heureux.

jeudi 4 décembre 2008

A nu, ou presque

Elle embobine son monde qui ne demande que ça, elle tend ses airs sincères et vous masque tout le reste, mais en laisse une trace, infime, pour qui voudrait bien regarder.

Cliquez sur Les Nus de Marianne, tout en haut à droite, sous la rubrique "Textes et Photographies".

jeudi 27 novembre 2008

Un homme conquérant en diable

On ne sait pas trop s'il est planté dans le sol par les fesses. Il a le regard des conquérants et des enfants volants.

Cliquez tout en haut, sur Les Nus de Marianne, il vous en dira plus...

vendredi 21 novembre 2008

La part de soi

Toujours, cette question récurrente qui va prendre des déguisements divers, pour toujours dire, au final: "où donc se trouve l'auteur dans ce qu'il écrit?". Ce qui sous-entend qu'il est bien quelque part, et même, qu'il est (un peu) partout. Et l'on vous cite: "vous avez dit, page 32..." (on vous lit, ce que vous adorez); puis on relève la tête d'un air qui n'envisage pas la contradiction: "vous pensez donc que...?"; ou bien (c'est pire, sans aucun doute), d'un air ravi: "on vous reconnaît bien là!"

Ah mais non!
Peut-être, va savoir...
Vous croyez?
Oh?

Mais enfin, mais enfin quoi! D'agacement ou d'effarement, je ne trouve plus mes mots et je bafouille des exclamations creuses, mais il faut dire, c'est un parti-pris tellement stupéfiant...!

Comment dire... Cette drôle de conclusion est (pardonnez-moi) un peu saugrenue. Elle laisse à penser que, lorsque l'on regarde un film, on associe absolument l'acteur ou l'actrice à son personnage, ce que l'on fait rarement. Pourtant, l'acteur engage tout son corps dans son art: il utilise ses gestes, sa voix, sa respiration, des intonations qu'il n'a peut-être jamais eues de sa vie, pour incarner un personnage qui n'est pas lui. L'auteur n'est guère différent. Il puise dans ce qu'il est, dans son existence au sens large du terme. Si large, que ce qu'il a effectivement vécu ne représente qu'une goutte d'eau dans cet océan de vie. Et comme il écrit de la fiction, c'est plus fort que lui: il est bien rare qu'il ne lui ajoute ou ne lui ôte un peu de sel, d'eau, de couleur ou d'odeur. Ce n'est plus bleu, c'est rouge; ce n'est plus rond, c'est carré.

On se dévoile nécessairement dans toute création, mais il ne s'agit pas de parler de soi. En tant qu'auteur, pour paraphraser un autre auteur (lisez le dernier numéro de la revue Décapage, nul doute que vous aimerez)... En tant qu'auteur, je suis la personne qui m'intéresse le moins.

On croit que l'écriture, c'est l'expérience de l'intime.
Non, non.
L'écriture, c'est un jeu. Un jeu magnifique qui consiste à "faire comme si," absolument: c'est un jeu d'enfants.
Le plus beau, c'est la part de l'autre.

lundi 10 novembre 2008

Les Nus de Marianne

Marianne est photographe, et ses photos de Nus me parlent. Or quand des photos parlent à un auteur... que voulez-vous: il leur répond.
Ce nouveau site est celui d'une conversation dont on ne sait pas qui a pris la parole en premier, ou qui parle en dernier.

Le site se trouve en lien en haut à droite, sous "Textes et Photographies".
Vous aimez les histoires, n'est-ce pas?

jeudi 30 octobre 2008

Questionnaire de Proust, ou presque.

Soft Self Portrait
Musée Dali, Figueras.









On m'a posé la question qui tétanise le plus: "parlez-nous de vous", et "on" a ouvert un calepin. A froid, chacun conviendra que c'est un peu désarçonnant. Alors j'ai fait ce qui m'a paru le plus approprié: j'ai souri aimablement, et répondu d'un air affable, "Je vous écoute".

1- Le principal trait de mon caractère :
Un entêtement qui a le bon goût de faiblir de temps à autre.
2 – L’homme le plus charmant du moment :
Il est anglais, et il a une Aston Martin.
3 - La femme la plus charmante du moment :
Celle qui regarde dans les yeux sans en avoir l’air.
4 - Ce que j’apprécie le plus chez mes amis :
D’ignorer les faux-semblants.
5 - Mon principal défaut :
La prudence.
6 - Mon occupation préférée :
Faire ce qui me chante au moment où cela me tente le plus.
7 - Mon rêve de bonheur :
Il s’adapte aux circonstances.
8 - Mon plus grand malheur en tant qu’auteur :
Ne plus pouvoir écrire ! Je plaisante... Si, je vous assure, je plaisantais. Mais de grâce, ne me demandez pas ensuite ce que j’emmènerais sur une île déserte, sinon je vous l’assure, je mens. Bien. Mon plus grand malheur d’auteur serait aussi mon plus grand malheur d'adulte… Egarer un peu trop mon enfance.
9 - Ce que je veux écrire :
De la littérature. Pas vraiment par snobisme, ni par défi ou par goût du risque, mais parce c’est ce qui sonne le mieux à mes oreilles.
10 - Le pays où je désirerais vivre :
Plusieurs, six mois ici, quelques mois là.
11 - La couleur que je préfère :
Le rouge, bien entendu.
12 - La fleur dont j’ai horreur :
L’orchidée, à cause de ses airs arachnéens.
13 - L’oiseau que je préfère :
Libre, avec un regard ahuri.
14 - Mes auteurs favoris en prose :
Je n’ai que des livres préférés.
15 - Mes poètes préférés :
Baudelaire, Char, Prévert, Eluard.
16 - Mes héros dans la fiction :

Du moment qu’ils ne meurent pas à la fin.
17 - Mes héroïnes favorites dans la fiction :
Celles dont la beauté des gestes va de soi.
18 - Mes compositeurs préférés :
Chopin, et Bach. Ou bien Beethoven. Les romantiques, il semblerait bien.
19 - Mes peintres favoris :
Ceux dont la matière des tableaux vous sautent aux yeux ; et les mains, alors, vous démangent.
20 – Mon heure favorite pour écrire :
Quand l'envie m'en prend. J'ai un rapport capricieux à l'écriture, capricieux, mais respectueux : on ne se brusque pas.
21 – La question qui m’horripile le plus :
Quand vous me verrez sourire sans répondre.
22 – Comment je choisis les noms de mes personnages :
Souvent par hasard, comme mes mots de passe que j’oublie régulièrement mais que je ne note nulle part.
23 – Mon animal préféré :
Celui des écrivains, que vous êtes drôle, vous.
24 – PC, Mac, stylo ou crayon ?
Ce que j’ai sous la main.
25 – En vérité ?!
Pourquoi pas?
26 – Avec quoi je signe :
Au stylo plume. Encre noire. La plus belle manière d’écrire. (Ah ! Quand même !)
27 – Et le don de la nature que je voudrais avoir :
La lucidité.
28 – Le souvenir que j’aimerais effacer :
C’est fait, mais il est malin et entêté : il revient toujours d’une manière ou d’une autre.
29 - État présent de mon esprit :
Un brin taquin.
30 – On écrit toujours ce qu’on est :
Si cela peut vous faire plaisir…
31 - Ma devise :
N’importe quel proverbe sympathique.
32 – Ma plus grande faiblesse d'auteur :
Longtemps, cela a été de trouver des titres. C’est sans doute encore vrai.
33 – Pourquoi je choisis des personnages un peu fêlés :
(Sourire).

mardi 28 octobre 2008

Salon du livre de Lyon

Utopies...
Quelque chose comme cela, oui, comme un léger manteau intérieur.
Je vais donc me promener Place Bellecour, sous et hors le chapiteau. "Sous" dans le bruissement des pages, des signatures, des voix et des pas. "Hors" pour jeter un oeil à la Basilique, puis regarder les lumières qui s'allument avant même le crépuscule.

http://salonlivrelyon.com/

samedi 25 octobre 2008

La juste note


Quand un violon suffit, ne pas en employer deux.

Vivaldi.

La longueur de la frange

C'est assez petit, tout en longueur. On est tout au fond de la librairie, là où la propriétaire a installé un coin café/lecture/détente. On écoute l'éditrice d'une petite maison d'édition nous conter les difficultés auxquelles elle se heurte, puis l'une de ses auteures qui explique comment elle écrit, et tout à coup, quelqu'un dit en me regardant: "Et vous, vous écrivez comment?". Une petite phrase défensive me traverse aussitôt la tête ("avec un stylo plume"), je m'assieds sur mon autre fesse car soudain le fauteuil de plastique transparent se fait très dur, je réfléchis à trop vive allure et mes pensées patinent. Je voudrais avoir une longue frange, je n'y verrais rien et je marmonnerais des choses incompréhensibles. "Je fais tout le contraire", fais-je enfin en désignant les quatre auteurs de romans policiers autour de moi: "je ne prévois rien". Ce qui laisse entendre que j'écris "comme ça, au petit bonheur", c'est malin. Le public est composé d'une vingtaine de personnes, venues pour une soirée "rencontres littéraires" à laquelle Laurence, la libraire, m'a proposé de participer. Tout le monde parle très bien: l'éditrice qui connaît bien son métier, les auteurs qui ont l'habitude de parler sur le leur, et je me dis, en me grondant, que je sais bien que je parle toujours tout de travers.
J'ai bu une gorgée de quelque chose, reposé mon verre en pensant que je n'aime pas du tout décrire ce que je fais, et que je ne suis pas convaincue de l'intérêt d'expliquer comment je le fais. Tout cela pourrait rester mystérieux: savoir comment on a confectionné un plat ne le rend pas plus savoureux. Etant plus frugale encore à l'oral qu'à l'écrit, je pensais m'en tenir là. Mais à l'oral, il y a des gens, et les gens, quand ils veulent des réponses, font comme les journalistes, ils vous opposent un silence pointilleux: on me regarde avec une sorte d'attente, puis d'étonnement, et enfin de frustration. Je cède avant l'inconfort. Et puis je suis là pour répondre à des questions, que j'accueille avec plaisir dès lors qu'on me parle écriture. "J'écris généralement sans savoir ce qui va se passer, où cela va se dérouler, quels personnages vont surgir, ni comment cela va finir. Au fond, je suis exactement dans la situation du lecteur qui lit l'histoire pour la première fois. Avoir un plan détruit toute envie d'écrire. S'il n'y a pas de surprise, vraiment, à quoi bon?" Je réalise au moment du "bon" que mes propos pourraient avoir l'air de porter un jugement sur les auteurs qui m'entourent , et qui eux, ficèlent, par nécessité et peut-être par goût, tout ce qu'ils écrivent dans un plan millimétré. Alors je m'empresse de bafouiller une phrase où surnage vaguement la conclusion que tout cela ne concerne que moi, tandis que je souris à l'idée de la ficelle qui me plaît beaucoup: je viens d'imaginer le roman-gigot, ce qui ne peut que m'enthousiasmer: après tout, un livre, cela se déguste. "Donc, vos propres chutes vous surprennent?". Je regarde la jeune femme qui me regarde, j'incline la tête et je souris de nouveau. "C'est pour cela que j'écris des nouvelles: la patience n'est pas mon fort, je suis bien trop curieuse de savoir comment tout cela va finir".
Evidemment, je mens. Trop dire est un désastre.
Je songe à une phrase de Vivaldi. Je songe à mon amie et écrivain Laurence Werner qui, un jour que nous parlions écriture, a eu cette phrase clé: "Méfie-toi du commentaire". J'ai mis infiniment de temps à comprendre que le commentaire est l'enfance de l'écriture, la poésie flamboyante et regorgeante de mots de l'adolescence. Vivaldi a mille fois raisons, mais que cela ne vous empêche pas de me dire le contraire.

vendredi 10 octobre 2008

Au petit bonheur


Si l'on sait exactement ce que l'on va faire, à quoi bon le faire?

Picasso