Alors pourquoi m'entêter à écrire des formes courtes? Parce que je suis têtue, précisément :-)
Allez, j'ai d'autres raisons (mais n'éludez pas la première: vous savez que les boutades révèlent toujours un peu de vérité). La nouvelle se doit d'être dense, puisqu'elle est courte. Il faut qu'elle saisisse au vol, aux premiers mots, puisqu'elle n'a pas le temps de s'en donner. C'est comme une petite boule toute pleine d'énergie qui vous éclate en bouche, un espace trop étroit pour se permettre de ne pas être intense. Je ne sais pas si on écrit ce qu'on est (j'ai cette méfiance irréductible de l'écrit comme reflet de son auteur) mais on écrit sans doute un peu comme on est.



2 commentaires:
J'adore ce texte.
La nouvelle est à l'image de la vie. A moins que ce ne soit l'inverse.
Julien.
A l'image de la vie? Elles en ont souvent fort l'air, les coquines... c'est là le sel de certaines: emmener quelque part en toute tranquillité, et puis faire une pirouette ou un pied de nez...
Merci d'être passé Julien. A bientôt?
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