NOUVELLES: "A chaque fois que je respire"

"La dernière fois, elle est partie en catimini, une sortie très cruelle et sans fanfare, comme à son habitude. Mais cette fois, elle s’est mis en tête une idée saugrenue : le quitter avec élégance.
C’était compter sans le whisky.

Le sentiment évanoui est l’une des dix-neuf nouvelles qui composent ce recueil où les failles se glissent partout : dans l’obscurité rouge d’un club échangiste, dans la vie étriquée d’un couple vieux depuis le début de son mariage, dans l’amour dont l’autre ne veut pas ou dans celui qu’on n’ose pas avouer, dans les battements de cœur d’une enfant entraînée par un inconnu au fond d’un fossé, dans l’esprit dérangé d’un collectionneur de papillons ou dans celui d’un sniper qui philosophe derrière son fusil à lunette, dans le silence obstiné d’un petit garçon qui aime trop sa maman…

Ce recueil au rythme enlevé parle gaiement de choses dont on ne pense pas sourire. Seulement voilà : on sourit quand même, rassuré et bien content, au final, que tout cela n’arrive que dans un livre".

Si vous souhaitez laisser des commentaires, cliquez à droite dans la rubrique "nouvelles", lien "4ème de couverture": je vous lirai avec intérêt!

lundi 31 mars 2008

HUMEUR

C'est très pratique, une histoire courte, à glisser dans un sac ou une poche de veste, ça se lit n'importe où, même sur un écran... Là est le problème: un livre, ça doit se lire, comment dire... dans un lieu qui se prête à la lecture (la noble). Les formes longues sembleraient plus proches de la "vraie" littérature que les formes courtes, comme si, disons-le, tant pis: comme si la nouvelle était à la littérature ce que la (mauvaise?) variété est à la musique.
Alors pourquoi je m'entête à écrire des formes courtes? Parce que je suis têtue, précisément :-)
Allez, j'ai d'autres raisons (mais n'éludez pas la première: vous savez que les boutades révèlent toujours un peu de vérité). La nouvelle se doit d'être dense, puisqu'elle est courte. Il faut qu'elle saisisse au vol, aux premiers mots, puisqu'elle n'a pas le temps de s'en donner. C'est comme une petite boule toute pleine d'énergie qui vous éclate en bouche, un espace trop étroit pour se permettre de ne pas être intense. Je ne sais pas si on écrit ce qu'on est (j'ai cette méfiance irréductible de l'écrit comme reflet de son auteur) mais on écrit sans doute un peu comme on est.

2 commentaires:

julien a dit…

J'adore ce texte.

La nouvelle est à l'image de la vie. A moins que ce ne soit l'inverse.

Julien.

Debruys a dit…

A l'image de la vie? Elles en ont souvent fort l'air, les coquines... c'est là le sel de certaines: emmener quelque part en toute tranquillité, et puis faire une pirouette ou un pied de nez...

Merci d'être passé Julien. A bientôt?