NOUVELLES: "A chaque fois que je respire"

"La dernière fois, elle est partie en catimini, une sortie très cruelle et sans fanfare, comme à son habitude. Mais cette fois, elle s’est mis en tête une idée saugrenue : le quitter avec élégance.
C’était compter sans le whisky.

Le sentiment évanoui est l’une des dix-neuf nouvelles qui composent ce recueil où les failles se glissent partout : dans l’obscurité rouge d’un club échangiste, dans la vie étriquée d’un couple vieux depuis le début de son mariage, dans l’amour dont l’autre ne veut pas ou dans celui qu’on n’ose pas avouer, dans les battements de cœur d’une enfant entraînée par un inconnu au fond d’un fossé, dans l’esprit dérangé d’un collectionneur de papillons ou dans celui d’un sniper qui philosophe derrière son fusil à lunette, dans le silence obstiné d’un petit garçon qui aime trop sa maman…

Ce recueil au rythme enlevé parle gaiement de choses dont on ne pense pas sourire. Seulement voilà : on sourit quand même, rassuré et bien content, au final, que tout cela n’arrive que dans un livre".

Si vous souhaitez laisser des commentaires, cliquez à droite dans la rubrique "nouvelles", lien "4ème de couverture": je vous lirai avec intérêt!

dimanche 6 avril 2008

COMMENT CA COMMENCE

Comment ça commence? Souvent par hasard, comme cela, par exemple:

La dernière fois que j'ai vu Cathy, c'était en 1969.

Sur un quai de gare, presque par inadvertance, cette phrase m'a traversé l'esprit et s'est entêtée à y rester. L'effet crampon l'a emporté (je ne résistais guère à vrai dire): j'ai écrit Le marais en commençant ainsi, lors du trajet retour. Sans grande surprise: j'écris souvent dans les trains.

Pourquoi 1969?

Parce que ça sonne bien.
En vérité: parce que c'est cette date-là qui est arrivée, qu'on ne m'a pas demandé mon avis, et que je trouvais que oui, ça sonnait bien.

Ou bien je vous mens (le hasard n'existe pas vraiment) mais de la part d'un auteur il n'y a aucune raison de s'en étonner.

Les auteurs sont de toute façon les plus mal placés pour parler de ce qu'ils écrivent. Le jour où l'utopie aura oeuvré et qu'on aura envie de disséquer ce que j'écris, je laisserai avec bonheur ce soin aux critiques.

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