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ROMAN: "Tous les plafonds sont bleus"

Fleur est le seul membre de sa famille à avoir survécu à un accident de voiture lorsqu’elle était enfant. Elle est convaincue, depuis, que le hasard gouverne tout, et qu’il le fait à tort et à travers. Devenue adulte, elle décide de n’avoir aucune attache, en particulier sentimentale, et ne se pose jamais nulle part bien longtemps pour ne pas faire de racines. Le reste du temps, elle lance des dés dans les casinos. Ce n'est pas bien malin, mais chacun fait avec les armes qu'il a, même les plus inutiles.

Tableau: Violoncelle noir, par Billy Renoir. Reproduction mise en ligne avec l'aimable autorisation de l'artiste (www.billy-renoir.fr, adhérent à la Maison des Artistes, N° d'ordre F 015948, Adhérent ADAGP).


NOUVELLES: "A chaque fois que je respire"

"La dernière fois, elle est partie en catimini, une sortie très cruelle et sans fanfare, comme à son habitude. Mais cette fois, elle s’est mis en tête une idée saugrenue : le quitter avec élégance.
C’était compter sans le whisky.

Le sentiment évanoui est l’une des vingt nouvelles qui composent ce recueil où les failles se glissent partout : dans l’obscurité rouge d’un club échangiste, dans la vie étriquée d’un couple vieux depuis le début de son mariage, dans l’amour dont l’autre ne veut pas ou dans celui qu’on n’ose pas avouer, dans les battements de cœur d’une enfant entraînée par un inconnu au fond d’un fossé, dans le silence obstiné d’un petit garçon qui aime trop sa maman, dans l’esprit dérangé d’un collectionneur de papillons ou dans celui d’un sniper qui philosophe derrière son fusil à lunette…





dimanche 6 avril 2008

COMMENT CA COMMENCE

Comment ça commence? Souvent par hasard, comme cela, par exemple:

La dernière fois que j'ai vu Cathy, c'était en 1969.

Sur un quai de gare, presque par inadvertance, cette phrase m'a traversé l'esprit et s'est entêtée à y rester. L'effet crampon l'a emporté (je ne résistais guère à vrai dire): j'ai écrit Le marais en commençant ainsi, lors du trajet retour. Sans grande surprise: j'écris souvent dans les trains.

Pourquoi 1969?

Parce que ça sonne bien.
En vérité: parce que c'est cette date-là qui est arrivée, qu'on ne m'a pas demandé mon avis, et que je trouvais que oui, ça sonnait bien.

Ou bien je vous mens (le hasard n'existe pas vraiment) mais de la part d'un auteur il n'y a aucune raison de s'en étonner.

Les auteurs sont de toute façon les plus mal placés pour parler de ce qu'ils écrivent. Le jour où l'utopie aura oeuvré et qu'on aura envie de disséquer ce que j'écris, je laisserai avec bonheur ce soin aux critiques.

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