NOUVELLES: "A chaque fois que je respire"

"La dernière fois, elle est partie en catimini, une sortie très cruelle et sans fanfare, comme à son habitude. Mais cette fois, elle s’est mis en tête une idée saugrenue : le quitter avec élégance.
C’était compter sans le whisky.

Le sentiment évanoui est l’une des dix-neuf nouvelles qui composent ce recueil où les failles se glissent partout : dans l’obscurité rouge d’un club échangiste, dans la vie étriquée d’un couple vieux depuis le début de son mariage, dans l’amour dont l’autre ne veut pas ou dans celui qu’on n’ose pas avouer, dans les battements de cœur d’une enfant entraînée par un inconnu au fond d’un fossé, dans l’esprit dérangé d’un collectionneur de papillons ou dans celui d’un sniper qui philosophe derrière son fusil à lunette, dans le silence obstiné d’un petit garçon qui aime trop sa maman…

Ce recueil au rythme enlevé parle gaiement de choses dont on ne pense pas sourire. Seulement voilà : on sourit quand même, rassuré et bien content, au final, que tout cela n’arrive que dans un livre".

Si vous souhaitez laisser des commentaires, cliquez à droite dans la rubrique "nouvelles", lien "4ème de couverture": je vous lirai avec intérêt!

mercredi 18 juin 2008

Les messages selon Sagan et Proust

Voici une citation extraite de l'un des derniers livres parus sur Sagan (Un certain regard, chez l'Herne):

Proust disait qu'un livre dans lequel on exprime un message est comme un cadeau sur lequel on laisserait une étiquette (page 138).

On va finir par croire que j'abhorre les messages glissés dans les textes littéraires... Pourtant non. Il s'agit simplement de montrer que le message ne fait pas partie des qualités littéraires d'un texte. La qualité littéraire, c'est de savoir habiller ce message. Ce qui importe, c'est la manière de dire, la "voix" que l'on entend, avec ses rythmes, ses harmonies, ses dissonances choisies, et puis le regard...

En parlant de regard et de voix, voici ceux de Sagan sur l'écriture:

Ecrire, c'est une manière de regarder les choses et de les traduire (opcit, pages 168-169).

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