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ROMAN: "Tous les plafonds sont bleus"

Fleur est le seul membre de sa famille à avoir survécu à un accident de voiture lorsqu’elle était enfant. Elle est convaincue, depuis, que le hasard gouverne tout, et qu’il le fait à tort et à travers. Devenue adulte, elle décide de n’avoir aucune attache, en particulier sentimentale, et ne se pose jamais nulle part bien longtemps pour ne pas faire de racines. Le reste du temps, elle lance des dés dans les casinos. Ce n'est pas bien malin, mais chacun fait avec les armes qu'il a, même les plus inutiles.

Tableau: Violoncelle noir, par Billy Renoir. Reproduction mise en ligne avec l'aimable autorisation de l'artiste (www.billy-renoir.fr, adhérent à la Maison des Artistes, N° d'ordre F 015948, Adhérent ADAGP).


NOUVELLES: "A chaque fois que je respire"

"La dernière fois, elle est partie en catimini, une sortie très cruelle et sans fanfare, comme à son habitude. Mais cette fois, elle s’est mis en tête une idée saugrenue : le quitter avec élégance.
C’était compter sans le whisky.

Le sentiment évanoui est l’une des vingt nouvelles qui composent ce recueil où les failles se glissent partout : dans l’obscurité rouge d’un club échangiste, dans la vie étriquée d’un couple vieux depuis le début de son mariage, dans l’amour dont l’autre ne veut pas ou dans celui qu’on n’ose pas avouer, dans les battements de cœur d’une enfant entraînée par un inconnu au fond d’un fossé, dans le silence obstiné d’un petit garçon qui aime trop sa maman, dans l’esprit dérangé d’un collectionneur de papillons ou dans celui d’un sniper qui philosophe derrière son fusil à lunette…





mercredi 23 juillet 2008

Le blog de Georges F.

J'ai bien envie de vous parler de Georges, que je ne connais pas. Comme il n'a pas sa langue dans sa poche et qu'il a le verbe aussi précis qu'élégant, je ne doute pas qu'il saura rectifier ce que bon lui semblera. L'immédiateté et l'ouverture totale des blogs me laissent une grande liberté dont j'aurais tort de ne pas user.

Georges, donc. Si vous êtes auteur, si vous espérez l'être, si vous croyez l'être, si vous souhaitez être publié, si vous désespérez de ne pas l'être: allez sur le blog de Georges (et allez sur son site, par la même occasion, il suffit de cliquer tout en bas à droite).

Et d'abord, je vais l'appeler par son nom complet: Georges Flipo sait de quoi il parle. Il a participé à une multitude de concours de nouvelles, il en a gagné un grand nombre, il a publié un roman et deux recueils de nouvelles, est sur le point de voir publier un troisième recueil "Qui comme Ulysse" chez Anne Carrière et son deuxième roman au Castor Astral.

Pourquoi parler de Georges aujourd'hui? Parce que je lui suis reconnaissante. Il y a quelques mois je l'ai un peu abreuvé de messages (disons que j'ai bien failli le harceler sans y prendre garde) tant j'étais désorientée par les méandres sinueux et redoutables du monde de l'édition. Lassé, sans doute, et inquiet, peut-être, que mon désarroi ne tourne au désespoir, il m'a très patiemment répondu. Ses réponses m'ont, un temps, laissée perplexe. Et puis peu à peu, j'ai compris (je suis un animal à maturation lente). J'ai compris toute la différence entre un wannabe et un auteur. Et j'ai cessé de m'égarer.

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